J’ai arrêté la pilule il y a 5 ans.

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Heyyyy Coucou par ici, j’espère que vous allez bien et que vous passez une belle journée. On se retrouve aujourd’hui pour un sujet un peu plus personnel que d’habitude. En abordant le sujet du SPM et de l’arrêt de ma pilule en story sur Instagram, beaucoup de questions sont revenues. Je vais donc faire un article pour résumer un peu le pourquoi du comment. Mais attention je raconte mon histoire, mon expérience. Chaque femme, chaque corps réagit différemment.

11 années sous pilule

Que ça soit clair… Oui j’ai 32 ans, oui j’ai arrêté la pilule à 27 ans mais non ce n’était pas dans le but de faire un enfant. J’ai une BIG nouvelle à vous annoncer: on n’arrête pas forcément la pilule pour procréer.  J’ai été mise sous pilule à l’âge de 16 ans pour des règles douloureuses et trop abondantes. Tout allait très bien: règles beaucoup moins douloureuses, moins abondantes et qui duraient 3 jours. À l’âge de 20 ans je découvre l’implant contraceptif. Je me renseigne et je décide de me le faire poser.

Que ça soit clair, c’est la pire idée de ma vie! Et je pèse mes mots. Avec cet implant j’ai eu mes règles non stop pendant 3 mois. Autant vous dire que ça été très éprouvant. J’ai dû insister pour que l’on me l’enlève. Une fois enlever j’ai été remise sous pilule. Mais le mal été fait, un dérèglement hormonal qui m’a fait prendre près de 20 kilos en 1 an et demi.

Dérèglement hormonal

Au-delà du poids pris, que j’ai perdu, repris, perdu et ansi de suite. Mais surtout ça a été le début des ennuis. Tous les ans et sur les deux dernières années je changeais de pilule tous les 6 mois car j’avais des saignements hors cycles, des poussées de boutons et j’en passe. J’avais aussi remarqué un changement d’humeur, qui au début se passait quelques jours avant mes règles, pendant mes règles et parfois quelques jours après. Je ne me reconnaissais plus, vraiment. Je suis de nature optimiste et plus les mois passés plus je broyais du noir sans aucune raison. J’ai pensé faire une dépression mais je n’y croyais pas car je sentais que c’était passager. J’en ai parlé à mon médecin qui m’a proposé de changer une énième fois de pilule…

Mais au niveau humeur je ne voyais aucun effet j’avais vraiment l’impression de sombrer mois après mois. À cela c’est ajouté des bartholinites chroniques qui arrivait tous les mois avant mes règles, un bonheur. Hormis une opération très contraignante on ne m’a rien proposé. Suite à une consultation en urgence traumatisante chez une gynécologue j’ai commencé à faire mes propres recherches, pour trouver des remèdes contre mes infections chroniques et mon humeur désastreuse.

Le déclic

De forum en forum j’en ai vu passer des choses et des femmes en détresse. J’ai commencé par trouver des remèdes plus naturels que les antibiotiques pour soigner mes bartholinites. Je crois n’en avoir jamais parlé mais ces infections m’ont gâché mon quotidien durant de nombreux mois. Une fois des remèdes trouvés, j’avais besoin de creuser un peu plus. Je ne pourrais jamais prouver que l’arrêt de la pilule a été pour quelque chose dans la fréquence ralentie de ces infections mais depuis l’arrêt de la pilule et les remèdes naturels, j’ai de moins en moins eu de bartholinite. Désormais je n’en ai que lors de gros coup de stress ou de fatigue.

Mais ce qui m’a vraiment fait arrêter la pilule c’est une discussion sur un forum entre femmes qui disaient s’être crues dépressives, pire ne pire de mois en mois et que cela venait de leur pilule. J’ai alors découvert le SPM (le syndrome prémenstruel est un ensemble de symptômes physiques et émotionnels. Il arrive 2 à 7 jours avant les règles, parfois jusqu’à 14. Il disparaît avec l’arrivée des règles ou dans les jours qui les suivent). J’ai compris qu’en fait je n’étais pas malade mais mes hormones faisaient leur vie 15 jours par mois. Et je me suis demandée si cela ne venait pas moi aussi de ma pilule.

L’arrêt

Je suis en couple depuis 10 ans, donc je l’étais déjà à cette époque. La pilule il faut être honnête ça simplifie la vie des femmes (autant que ça peut la pourrir). Et aussi celles des hommes puisque dans une relation longue et de confiance la pilule devient le seul contraceptif et ils n’ont plus vraiment de question à se poser. Alors j’ai abordé l’idée d’arrêter la pilule avec mon copain. Qui au début était contre car il ne voyait pas le mal. Après lui avoir expliqué que mon humeur et mon corps étaient impactés en partie à cause ce médicament que j’ingérais au quotidien. Et lui proposer de prendre à son tour la pilule (béh oui pourquoi pas !!) pour finir tout simplement par lui dire que nous pourrons faire attention de différentes façons. J’ai donc arrêté du jour au lendemain la pilule.

Bien entendu les effets ont mis un certain temps à se faire ressentir. Mais au bout de 3/4 mois je me suis sentie beaucoup moins irritable chaque mois. Et plus le temps passait, plus le SPM était court et surtout juste avant les règles, plus pendant et ni après. Mon corps a mis du temps à tout remettre en ordre ce qui a changé : fini le SPM qui dure 15 jours, fini les pertes de sang hors cycle, retour des règles douloureuses (j’ai mal pendant 3 jours contre 1 sous pilule), retour des règles abondantes, retour de ma libido. La seule chose qui n’a pas changé c’est mon cycle très bien réglé, mes règles arrivent toujours à l’heure (au moins une chose de ponctuelle chez moi hahaha). Et j’ai toujours le SPM mais quelques jours avant mes règles, ça peut être 2/3 jours comme 1 semaine avant. Je suis en recherche pour essayer de le diminuer au max.

Zéro contraception ou presque

Je n’ai pas de choses miracles à vous proposer. La plupart de mes amies qui j’ai convaincu d’arrêter la pilule sont passées au stérilet. Mais moi je ne voulais plus rien m’imposer. Encore moins la potentielle douleur d’un stérilet après mes bartholinites horriblement douloureuses. En bref, je voulais laisser respirer mon corps et laisser mon utérus et mon vagin en paix.

Du coup j’ai l’application Clue sur mon téléphone où je note religieusement chacun de mes cycles (et comme je suis réglée comme une horloge, c’est parfait). Cette application m’indique chaque mois mon SPM, la date de mes règles en fonction de mes dernières, la période de fécondité et les jours d’ovulation. Attention aux cycles irréguliers cela sera forcément moins fiable.

Lorsque nous sommes en période à risque, nous utilisons des préservatifs. Bien entendu je ne dis pas que c’est la meilleure méthode et surtout je ne vous encourage pas à faire cela car c’est à risque. Je le fais car après de nombreux mois, et nombreuses recherches je connais mon corps. Dans le doute utilisez toujours un préservatif ou une autre contraception (stérilet, préservatif féminin, spermicide, etc) et surtout ne pensez pas qu’un retrait empêche une grossesse.

Trouvez votre équilibre

Pour terminer je rajouterai de vous écouter, de ne pas hésiter à faire des recherches. Surtout si votre médecin ou votre gynécologue vous “force” à être sous pilule. J’ai souvent eu cette sensation. D’ailleurs à chaque fois que je consulte un médecin et qu’on me demande si je suis sous pilule et que je réponds non, on me demande tout de suite si j’essaie d’avoir un enfant. Et quand je dis non que je ne veux juste plus prendre d’hormone, on me parle de pilule minidosée (que j’avais) stérilet ou autres. Comme si on était incapable de vivre une vie normale sans toutes ces hormones. J’ai une petite phrase bien rodée pour faire comprendre que je viens pour une consultation et non une morale sur la contraception pour une femme, que je sais très bien ce que je fais.

Voilà je crois vous avoir tout dit sur mon expérience avec le pilule et l’arrêt de celle-ci. N’hésitez pas si vous avez des questions ou aussi de partager vos expériences. Je vous souhaite une belle soirée, plein de bisous ♡

11 Comments

  • Je comprend ton ressentis. Sous pilule à l’âge de 15 ans (j’en ai 24) pour réguler mes hormones. Je le vivais plutôt bien mais suite à des remises en questions, j’ai décidé de ne plus faire prendre de choses chimiques à mon corps il y a 2 ans. Je ne regrette absolument pas mon choix et on fait attention avec mon compagnon. Des bisous Clémentine !

  • J’ai 37 ans et 3 enfants. Jevous rejoins j’ai arrêté ma pilule depuis 6 ans et oh miracle libido revenue moins de syndrome depressif…..alors oui je fais attention mais cest mon choix

  • Merci pour cet article ma belle ! J ai 28 et je prends la pilule depuis mes 14 ans… Je suis avec mon chéri depuis 9 ans et ton article me fait réfléchir !!! J en peux plus de prendre cette pilule ;(

  • Coucou Clémentine,
    Je trouve ça super chouette que tu aborde le sujet ! Je pense qu’on est de plus en plus à faire ce choix et à prendre conscience que ce n’est pas normal d’ingérer des hormones de synthèse au quotidien..
    Personnellement, je viens tout juste d’arrêter ma pilule (depuis un peu moins de 2 mois). Après 9 ans sous pilule, et depuis 2 ans de multiples infections qui ont conduit à une vestibulite qui a mis plus d’un an à être disgnostiquee et maintenant ça fait environ 9mois que j’essaie de m’en sortir (par le biais de séances de kine notamment). Toutes ces péripéties ont complètement miner ma libido et ma vie de couple est clairement au point 0.
    Avec l’arrêt de ma pilule j’espère une petite hausse de ma libido, avoir moins souvent mal à la tête… C’est un choix qui n’est pas si simple à prendre. J’ai peur d’avoir des règles totalement irrégulières, douloureuses, un flux plus important.. Mais comme toi j’ai vraiment envie d’arrêter d’imposer tout ça à mon corps et je ne me sens pas prête à me faire poser un stérilet.
    Voilà mon petit déballage perso est terminé, parfois ça fait du bien de vider son sac surtout sur ce genre de sujet « tabou ».
    Gros bisous

  • Bonjour Je viens de lire ton commentaire je me retrouve dedans sur certains point
    Cela faisais 10 ans que je prenais la MM pilule et je sentais qu’elle ne me convenais plus (plus du tout de libido, secheresse vaginale et douleurs dans les seins) je vivais avec mais en me persuadant qu’il y avait un problème j’ai été voir le médecin et il m’a prescrit une autre pilule. A chaque fois que je vais j’ai le gyneco et que je lui suggère de ne plus rien prendre il me dit “bah vous allez tombé enceinte” du coup de peur de la grossesse car je ne veux pas d’enfants je me résous a prendre la pilule mais j’aimerai tellement tout arrêté.. j’ai l’impression qu’on est pas libre de notre corps et qu’ils nous sortent des arguments pour nous culpabiliser
    Merci pour ton article en toute transparence et de ta reapropriation de ton corps que tu as su faire

  • C’est fou comme c’est différent d’une femme a une autre !
    J’ai pris la pilule pendant plus de 15 ans et que les dernières années je n’avais plus du tout de règles c’était génial. Mais après un long long célibat je me suis dit que ce serait ptet bien d’offrir une pause à mon corps et j’ai arrêté (avec les encouragements de ma Gynéco) et depuis, je suis extrêmement mitigée. D’un côté oui clairement j’ai vu un retour de libido de folie (sauf que j’étais celib C’est con…mais depuis j’ai rencontré qqn !), mais en revanche, mes règles et le SPM (que je ne connaissais pas du tout sous pilule moi !) sont revenus en fanfare dès le premier mois d’arrêt. Moi qui espérais que ça prendrai du temps à se remettre en marche… raté ! Douleurs aux seins de malade mental, crampes abdominales, douleurs lombaires et humeur de chiens puissance 12… et chutes du Niagara (qui se sont atténuées au fil des mois pour devenir raisonnables désormais)…
    aujourd’hui j’en suis donc à peu près à 18 mois d’arrêt. Et j’hésite à reprendre (pour mon confort perso et pour mon couple)… je n’avais pas envisagé l’option stérilet avant de lire ton article, cela pourrait du coup être à discuter avec ma Gynéco la prochaine fois…

  • Ca fait tellement plaisir de voir ce genre de témoignages de plus en plus et de manière aussi publique!
    Je n’ai jamais voulu prendre la pilule. Je pense que de base cela me vient de ma mère qui, suite à un essai de prise de pilule dans sa jeunesse, a vécu d’horribles expériences et a depuis ce jour toujours refusé de la reprendre.
    Ainsi, elle ne m’a jamais incité à la prendre. Même malgré mes très longues années d’acné intense, elle m’a toujours appris à affronter cette difficulté sans avoir ressort à cette prise anormale d’hormones qui nous déglinguent à la fois physiquement et mentalement!

    Je sais que certaines n’osent pas arrêter la pilule (même si elles en ressentent le besoin et l’envie) tout simplement parce que leur mec refuse. Et c’est juste INACCEPTABLE! C’est à nous de décider, ou bien à eux de prendre la pilule dans ce cas! Si votre mec est incapable de vous comprendre et de vous soutenir, il ne vous mérite franchement pas et c’est les mères qui n’ont pas fait leur boulot correctement. Il faudrait vraiment que certaines apprennent à éduquer leurs garçons en ce sens, à leur apprendre ce que vit la femme tous les jours (SPD, cycles, règles, hormones, grossesses…)afin qu’ils évoluent dans le respect de la femme. Trop d’entre eux sont encore tellement ignorants!

    Et non, avoir des relations avec préservatif, ce n’est pas la mort! Il vaut mieux ça que des maladies et conséquences sur notre corps et mental! La santé avant tout!

    Merci Clem de parler de ton expérience!

  • Coucou Clémentine,
    Je me retrouve complètement dans cet article. Mise au départ sous pilule parce que j’allais arriver à un âge d’avoir une vie sexuelle, j’ai pris 10kg, ça c’était cadeau, puis j’en ai perdu 15. Stabilisée, je continue à la prendre ça se passe plutôt bien jusqu’au jour où cet implant fait son apparition. Envie d’essayer bien sûr car la pilule restait une contrainte (prise à heures fixes, ne pas l’oublier, penser à la voir sur soit si on n’est pas chez soi… blabla…). Les premiers ennuis arrivent lorsque je me fais mal au dos. Mise sous anti-inflammatoire, je suis malade comme un chien. Sur le coup pas d’inquiétude les AINS peuvent causer quelques soucis, mais j’ai été alertée à une prise de paracetamol alors que jamais ça ne m’étais arrivé auparavant. Celui et puis tous les autres, bref l’horaire, je le fais retirer. Le Dr me prescrit une nouvelle pilule pas trop mal mais bon des soucis de poids … jusqu’au jour où je ne sais pas pour quelle raison je me met à à voir des céphalées voire migraine (sachant que je suis migraineuse de base) la semaine « d’arrêt » de la pilule. Échec de la prise en continue. On me propose alors la poche d’un stérilet en cuivre : le canarge! Céphalées et migraines fréquentes, une armée de boutons à faire pâlir une calculatrice, des règles ultra abondantes et archi douloureuses (je ne l’avais jamais été avant), j’avais l’impression qu’on m’arrachai clairement le vagin, une pilosité excessive et une transpirant abondante (je ne transpirai pas tout avant). J’ai attendu pour voir si c’était pas le temps que tout cela se mette en place, mais j’ai capitulé. De nouveau sous pilule, c’est lorsque je me suis mise avec mon copain actuel il y a 3 ans, au début c’est tour feu tout flamme, tout beau tout rose et oui les mois passe, la libido dans les chaussettes, aussi irritable que de se brosser avec le côté vert de l’éponge scotch britch sans savoir pourquoi et toujours autant de céphalées et migraines pré et post « semaine d’arrêt de la pilule ». Il y a bientôt 1 an j’ai décidé d’arrêter avec le soutien de mon copain. Aujourd’hui plusieurs problèmes se sont réglés mais pas l’irritabilité, je crois que c’est mon caractère tout court! Non vraiment rien avoir, il y a eu un réel changement observé et je pense sincèrement que la pilule peut être destructrice sur beaucoup point. Les gynécologues et autres médecins devraient faire plus de préventions sur les contraceptifs!

    Merci pour ce partage

  • Merci pour ton article <3 . Ça fait du bien de lire ton témoignage : au final, on subit toutes des galères avec ces règles. Personnellement, j'ai subi mes règles pendant plusieurs années, c'était vraiment mon cauchemar tous les mois. Depuis que j'ai eu mon bébé, je suis sous pilule. Et c'est une libération de ne plus les avoir, n'avoir quasiment plus de douleurs. Et en même temps je ne peux pas m'empêcher de me dire que prendre toutes ces hormones, à la longue… ce n'est sûrement pas mieux.. et on s'interroge toujours sur son impact sur le moral… il n'y a pas de bonne solution je crois.. ou simplement essayer de trouver la "plus confortable"- ce qui est bien triste.

    Merci pour ton partage en tout cas, on n'en parle pas assez alors que ça concerne quand même 50% des gens!

  • Moi aussi j’ai arrêté la pilule mais après 18 ans et j’avoue que mes sautes d’humeur sont de plus en plus forte. Je suis une caricature de la meuf irritable qui va avoir ses règles 😓
    Et pourtant ça fait maintenant 1 année pleine que j’ai arrêté…
    j’espère que cela va se tasser dans le temps.
    Déjà que je gonfle comme un 🎈 ballon 3 jours avant, et pendant !
    Mais je pense que mon corps a encore besoin de temps pour s’ajuster. C’est comme ça !

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